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Chacun leur tour... Après le petit loup soulevé par L'argus quant à l'utilisation du gilet jaune, voilà que deux sociétés d'autoroute viennent à leur tour de mettre les pieds dans le plat : « Sanef et SAPN déconseillent à leurs clients l'utilisation du triangle de présignalisation sur autoroute, où sa mise en place constitue une mise en danger manifeste de la vie du conducteur » avancent-elles dans un communiqué. Et de rappeler la procédure à suivre en cas de pépin sur autoroute : « Allumer les feux de détresse du véhicule, enfiler le gilet avant de sortir, sortir par le côté passager, se mettre à l'abri derrière la glissière de sécurité, avertir les secours, attendre derrière la glissière ».
Bref, que du bon sens ! Le problème est toutefois un peu plus complexe : légalement, un automobiliste en difficulté se doit de disposer un triangle à 30 mètres en amont du véhicule ; légalement aussi, il est interdit de marcher sur l'autoroute... « La recommandation des autoroutes, ce n'est qu'une stricte application des textes » souligne Michèle Merli, déléguée interministérielle à la sécurité routière, « lorsque l'on se trouve sur une bande d'arrêt d'urgence, on n'est pas sur une bande roulante, donc il n'est pas obligatoire de mettre le triangle ». La déléguée n'hésite toutefois pas à exhorter les conducteurs à « faire la part des choses », et à « faire fonctionner son intelligence pour ne pas se mettre en danger ». Moins catégorique, le secrétaire d'État aux transports a consenti qu'il existait sans doute une légère imprécision dans les textes régissant le triangle de sécurité : « S'il faut modifier les textes pour être plus clair, on le fera » a précisé Dominique Bussereau au micro de RTL . Reste à savoir si les forces de l'ordre feront elles aussi marcher leur intelligence au cas où le triangle ne serait pas disposé sur la chaussée... |
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